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Trend 3: Upcycling

Trend 3: Upcycling

Réparer, transformer… ré-aimer !

L’upcycling, avenir de la mode ? Trois marques découvertes au Tranoï pense que oui.

Cent milliards. Un chiffre vertigineux qui représente pourtant le nombre de vêtements vendus chaque année dans le monde. Une production importante qui a doublé entre 2000 et 2014, et qui dans son sillage draine également une problématique toute aussi importante sur l’augmentation des déchets textiles. En 2019, les consommateurs européens ont produit quelques 11 millions de tonnes de déchets. Sur ces 11 millions, seuls 6,6% ont été réutilisés ou recyclés au sein de l’Union Européenne (selon l’ONG Zero Waste Europe ZWE). Tous ces chiffres disent une chose, l’urgence de trouver des solutions de recyclage et ou de surcyclage. 

Sur Tranoï, certaines marques ont décidé de faire partie de la solution. A l’instar de Yekaterina Ivankova, une designer originaire du Kazakhstan qui a fondé sa marque éponyme en 2017 en Italie, et dont l’ADN est entièrement tournée autour de l’upcycling. Après des études de mode à Florence, Yekaterina a décidé de lancer sa collection à l’esprit tailoring en reprenant des pièces déjà existantes. Elle déconstruit pour mieux reconstruire avec un goût sur et un sens affuté de la coupe. Elle réussit avec brio à produire un vestiaire de pièces extrêmement désirables et modernes. Trenchs et vestes bi-matières, jupe en denim à la taille remontée, pantalon à la coupe plus loose… l’effet d’upcyling se joue dans les détails. Un œil non-averti n’y voit que du feu. 

Autre continent, autre marque… c’est aux Etats-Unis que Y-Y New York a vu le jour, au cœur de la Grosse Pomme comme son nom l’indique. Lancée il y a cinq ans, au début de la pandémie de Covid, Y-Y New York - baptisée ainsi en référence aux initiales de Ying, sa fondatrice – est également basée autour du principe de l’up-cycling. Après des études au Pratt Institute de Brooklyn, Ying (Irene) fait ses classes auprès de maisons aussi prestigieuses que Proenza Schouler et Vera Wang, et se retrouve confrontée aux cycles intensifs et à l’impact de l’industrie de la mode. Elle décide de prendre le problème à bras le corps en fondant Y-Y New York dont le but est de proposer une garde-robe complète upcyclée à partir de dead-stock de matières premières ou de pièces post-consumer waste, avec des détails drapés, cette technique étant une de ses favorites.

Transformer, détourner, et redonner une utilité, un sens, c’est aussi le projet d’Anicet, la marque de bijoux fondée par Elia Pradel, une autodidacte passionnée. Sous ses doigts, une ancienne chevalière devient un bijou d’oreille, des maillons de chaines deviennent les pendants d’une boucle d’oreille… . Seule problématique majeure pour ses marques, éduquer les acheteurs et le consommateur final au fait que ce genre de production a ses limites, que chaque pièce peut être unique, et qu’une fois qu’il n’y en a plus, il n’y en a plus.


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