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Trend 2 : Bijoux

Trend 2 : Bijoux

Des bijoux, et des femmes

Cette saison sur Tranoï, les propositions de bijoux sont fortes et singulières, portées par des têtes créatives dont la vision est bien ancrée dans l’époque. Voici trois marques à suivre de près.  

Anicet, supplément d’âme

C’est sa 2e fois chez Tranoï, mais ça fait cinq ans qu’Elia Pradel, la fondatrice d’Anicet développe son vocabulaire autour du bijou upcyclé. Sourçant sa matière première dans des fins de stocks de bijoutiers, elle donne aux pièces qu’elle trouve une magnifique seconde vie comme cette ancienne chevalière qu’elle a transformé en bague d’oreille. En travaillant toujours les liens et les maillons, qui ont fait l’ADN de sa marque, et l’argent recyclé, sa matière phare, elle s’autorise désormais à introduire quelques pierres précieuses comme des agates ou des cornalines, afin de jouer la couleur. Persuadée que le bijou transcende sa simple fonction décorative pour être un vecteur de communication, Elia Pradel se réjouit cette saison que la notion d’upcycling soit enfin rentrée dans les mœurs et que ses créations soient désormais appréciées uniquement pour leur esthétique. L’upcycling devient une information comme une autre.

MAM, vision du futur

« On pense toujours à ce que sera le futur et à ce que la civilisation du futur aimerait porter ». C’est ainsi qu’Anthya Tirado, cofondatrice et directrice créative de MAM, parle de sa marque. Fondée en 2014 à Barcelone, MAM – raccourci pour « mère » - envisage le bijou comme une sorte de vêtement ou d’ornement qui viendrait mettre le corps en valeur. Telle une parure, les bijoux MAM fond le tour d’une oreille, décore un nez, un ongle ou encercle un cou… et ça cartonne. Au point qu’après avoir ouvert à Barcelone et Paris, la marque envisage de s’installer au Mexique, et même en Italie, et lance une ligne de sacs. En tissant cette esthétique d’ornement, ces sacs en cuir souple épousent les formes du corps et viennent se confondre dans la silhouette telle une sorte de prolongement cybernétique.  

Florence Moorhead, des bijoux pour tous

Une vision unique et des créations pour tous, voici ce que propose Florence Moorhead. La jeune femme, qui a fait ses classes auprès d’Elie Top chez Lanvin, avant de dessiner des bijoux chez Givenchy époque Riccardo Tisci et Hedi Slimane chez Saint Laurent, cultive un univers qui mêle inspirations gothiques, victoriennes avec des lignes pures et affutées. Un mélange fort qui emballe la scène artistique et des rappeurs comme Damso ou SCH, adeptes de pièces au caractère affirmé. Cette saison, la créatrice pousse creuse encore plus son sillon créatif archaïque en entrant dans une phase « castle-core ». Une influence médiévale qu’on retrouve dans son harnais en chaine. Massive, la bague O se décline cette saison en bague de pouce adaptable aussi bien pour homme que pour femme, ce qui est d’ailleurs une des valeurs clés de Florence, s’adresser aux deux sexes indifféremment. Sans genre, mais pas sans allure.

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